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Diagnostic de territoireJuin 2018

Du diagnostic... au projet de territoire

Les étudiants de la licence APTER (Action locale et Projets de TERritoire) du département Géographie-Aménagement-Environnement de l’Université Jean-Jaurès de Toulouse, accompagnés de Philippe Gimenez, Daniel Weissberg, François Arcangeli, Corinne Ortet et Isabelle Ciofolo.

Affirmer l’identité de la communauté de communes et donner du sens à son action sont deux notions indissociables à la définition d’un projet de territoire.

Ce projet a pour objectif de définir des orientations à moyen terme (10 à 15 ans), de hiérarchiser les interventions de l’intercommunalité, de définir ses priorités, de faire des choix et de déterminer les moyens financiers et humains cohérents avec ces décisions.

Un projet global de développement

Ce projet se doit d’aborder tous les domaines qui font la vie d’un territoire : l’économie, les services à la population, l’agriculture, le tourisme, l’environnement, l’habitat, la culture, les loisirs…

C’est dans la perspective de la mise en œuvre de ce projet de territoire que la communauté de communes a conventionné avec l’Université Jean-Jaurès et qu’un diagnostic a été réalisé par les étudiants de la licence APTER (Action Locale et Projets de TERritoire) du département Géographie- Aménagement-Environnement. Ce travail a été élaboré dans le cadre de la réflexion engagée par la Commission Prospective.

Les données quantitatives recueillies entre octobre 2017 et janvier 2018 ont pu être affinées lors d’un séjour des étudiants sur notre territoire en février 2018, séjour au cours duquel de nombreux échanges et entretiens ont été conduits avec différents acteurs du territoire.

Ce travail, qui s’est achevé en juin 2018, a mis en évidence les points forts et les points faibles de notre territoire, ainsi que des propositions d’orientation d’actions pour la communauté de communes.

Points forts...
  • Un environnement naturel de très grande qualité et très diversifié ;

  • Un tissu associatif très dense et très riche ;

  • Une offre de santé qui reste globalement un atout (mais le vieillissement des praticiens pourrait modifier la donne) ;

  • Une offre relative au service à la personne satisfaisante et qui couvre tout le territoire.
... et points faibles
  • Un maillage hétérogène des réseaux de transport et une question centrale : celle de la mobilité, dominée par l’usage de la voiture, qui impacte, sans exception, tous les secteurs de la vie sur le territoire ;

  • Les particularités du parc de logement qui présente un fort taux de propriétaires, peu de locatif et un taux de vacance important, révélant une inadéquation entre l’offre et la demande ;

  • Le contraste et les disparités entre le Nord et le Sud du territoire, qui se retrouvent dans tous les aspects de la vie (accessibilité aux services et aux commerces, accès au logement social, accès aux soins, tissu éducatif, périscolaire, distribution des équipements culturels et sportifs, et, d’une manière générale, moins grande intégration du Sud à l’ensemble régional).
Prendre en compte les attentes de la population
  • Comprendre les caractéristiques de la population vieillissante et cerner ses attentes en matière de mobilité, d’accès aux commerces, aux services et aux établissements de santé ;

  • Soutenir et développer l’animation culturelle et associative afin de réduire le sentiment d’isolement de cette population ;

  • Accompagner les personnes en situation de fragilité (accès au logement social, mobilité, accompagnement à la recherche d’emploi) ;

  • Replacer les jeunes au centre des politiques de développement et renforcer leur accompagnement vers la vie active ;

  • Assister les nouveaux habitants : mobilité, marché du logement locatif, accès aux services liés à la petite enfance, accompagnement des porteurs de projets.
Au plan économique
  • Prendre en compte le besoin d’une diversification du tissu économique face à la rétractation des services publics. Poser la question de la composition avec une économie présentielle forte, une population active peu - voire non qualifiée, ainsi que celle de l’accompagnement à la formation des actifs non ou peu diplômés ;

  • S’atteler à la question du maintien et de la transmission des petits commerces de proximité, porter une attention particulière au commerce ambulant et à la valorisation de nouvelles pratiques telles que le e-commerce ;

  • Assurer le maintien de l’activité agricole, essentielle à la vie du territoire et actuellement en difficulté. Communiquer autour des circuits courts pour accompagner le développement local ;

  • Valoriser les productions locales et de qualité en mettant, par exemple, à disposition, des locaux dédiés à la vente directe ;

  • Réduire la fracture numérique ;

  • Prendre en compte le tourisme, en tant qu’enjeu de développement.
Vers des actions concrètes

Plus généralement, il s’agira d’assurer le maintien des services au public, d’anticiper le risque de désertification médicale et de prendre conscience de la valeur des ressources naturelles comme enjeu de développement.

Ces recommandations entrent en cohérence avec la stratégie de transition énergétique et écologique du Plan Climat, notamment pour tous les aspects liés à la mobilité et à l’habitat.

Fin 2019, le Projet de Territoire Cagire Garonne Salat devrait être écrit et les premières actions déjà engagées.